Arrêt cardiaque

En cas d’arrêt cardiovasculaire, une seule chose à faire: réanimer immédiatement! Les principales mesures pour réagir correctement, notamment à l'aide d'un défibrillateur.

En Suisse, des milliers personnes sont victimes d’un arrêt cardio-circulatoire chaque année, et moins de 5 % y survivent. En réagissant rapidement et correctement, les chances de survie augmentent sensiblement.

Réagir rapidement

Quand une personne s’affaisse sans connaissance sur le sol et ne réagit pas quand on lui parle, il faut commencer par contrôler si elle respire en lui mettant la main devant la bouche et le nez. Si elle ne respire pas, c’est qu’il y a arrêt cardio-circulatoire. Il faut alors agir rapidement:

1. Appeler le numéro d’urgence 144 .

2. Faire chercher un défibrillateur (voir ci-dessous).

3. Commencer un massage cardiaque: poser les mains l’une sur l’autre et exercer une pression avec le talon de la main au milieu du thorax sur le sternum à hauteur des mamelons. Appliquer la pression à au moins 5 centimètres de profondeur et 100 fois par minute. Par exemple sur le rythme de la chanson des Bee Gees «Staying alive». Comme c’est très éprouvant, il est conseillé de se relayer. Cette vidéo de la Fondation suisse de cardiologie donne des conseils pour procéder aux premiers secours.

4. En présence d’un défibrillateur, provoquer un électrochoc selon les instructions figurant sur l’appareil. Poursuivre le massage cardiaque si le défibrillateur l’indique jusqu’à l’arrivée des secours.

Des sauveteurs électriques

Ils se trouvent souvent dans les lieux publics ou les bureaux: les défibrillateurs automatiques externes (DAE). Ces petits appareils, qui fonctionnent sur simple pression d’un bouton, permettent de réanimer les victimes d’un arrêt cardio-respiratoire. Leur utilisation est très simple:

  • Mettre l’appareil en marche.

  • Poser les deux électrodes comme indiqué sur le thorax de la personne.

  • Presser sur le bouton déclenchant l’électrochoc.

L’appareil donne des informations acoustiques claires et ne délivre l’électrochoc que si c’est nécessaire. Il reconnaît de lui-même si les électrodes ne sont pas bien fixées, analyse l’électrocardiogramme et pose le diagnostic. Ce n’est qu’en présence d’une fibrillation potentiellement mortelle qu’il émet l’électrochoc.

Auteure: Bettina Epper
Traduction : Claudia Spätig
Rédaction: Marie-Noëlle Hofmann
Contrôle scientifique: Dr phil. nat. Anita Finger Weber
Sources
  • Tribune du droguiste

  • Dr med. Marianne Koch: «Das Herz-Buch. Wie wir unser Herz schützen und gesund erhalten können», dtv Verlagsgesellschaft, 2015

  • Fondation suisse de cardiologie

  • www.malteser.de

  • Département de la santé du canton de Bâle-Ville, services médicaux